Dans les apéros mathématiques, les mathématiciens sont des espions. Ils voyagent beaucoup, dans l’anonymat le plus complet. Ils participent à des conversations secrètes, ils usent de codes et de symboles chiffrés. Et comme les espions, ils ne se déguisent pas : ce sont des hommes comme tout le monde et c’est ainsi qu’ils apparaissent.

Chaque apéro mathématique est le résultat d’entretiens menés avec des mathématiciens, de discussions autour de leur médote : leur méthode dans ce qu’elle a de personnel et singulier, voir d’a-méthodique. Chaque apéro met en scène les portraits de ces mathématiciens, qui diffèrent suivant la première chose qu’ils font quand ils entrent dans leur bureau, selon le mot qu’ils utilisent le plus dans leurs recherches, ou encore en fonction de la loi, du principe ou du théorème scientifique qu’ils affectionnent tout particulièrement.

Les mathématiciens vivent-ils dans leur tête ? Du moins, y passent-ils plus de temps que la moyenne des gens ? Cela reste à voir. Toujours est-il que pour représenter l’espace qu’ils ont dans la tête quand ils font des mathématiques, il a tout de même fallu prendre son temps.

Les apéros mathématiques ont lieu à la tombée du jour, autour d’un verre, de radis aux racines carrées et d’oeufs cubiques.

extraits :
tableaux noirs
mur des chercheurs


un film de Zoé Chantre