sans commentaire

Extrait de la première conférence dans le message ci-dessous :

Comme l’explique le neurobiologiste V. S. Ramachandran :

“Pendant plus d’un demi-siècle, la neuroscience moderne a emprunté le chemin du réductionnisme, divisant chaque chose en morceaux de plus en plus petits, dans l’espoir qu’en comprenant tous ces petits morceaux, on finirait par expliquer l’ensemble. Malheureusement, beaucoup de personnes pensent que, dans la mesure où le réductionnisme est très souvent utile dans les tentatives qui sont faites pour résoudre des problèmes, il est donc aussi suffisant pour les résoudre. Cela fait des générations que les savants sont élevés dans ce dogme. Ce mauvais usage du réductionnisme mène à une conviction perverse et tenace : à savoir que le réductionnisme lui-même nous dira, d’une manière ou d’une autre, comment le cerveau fonctionne. En réalité, ce dont nous avons le plus grand besoin, c’est d’un rapprochement entre les différents niveaux de discours. Horace Barlow, physiologiste à Cambridge, a dit récemment dans une conférence scientifique que nous avons passé cinq décennies à étudier le cortex cérébral dans ses moindres détails sans avoir acquis la moindre idée, ni de ce qu’il fait, ni de la manière dont il fait ce qu’il fait. Il a choqué l’auditoire en suggérant que nous sommes comme des Martiens entièrement asexués, qui ont visité la terre et qui ont passé cinquante ans à examiner en détail les mécanismes des testicules et leur biochimie cellulaire, sans savoir quoi que ce soit de la sexualité.”

Phantoms in the Brain : Probing the Mysteries of the Human Mind, Morrow, New-York, 1998, p. 264.

One Comment

  1. balthazar
    Posted 04/12/2009 at 22:51 | Permalink

    ce qui n’empêche pas de faire des commentaires….